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Bâtie en 1820 sur l'emplacement de la première église géromoise. Restaurée en 1924, elle abrite des vitraux et une statue d'une Vierge à l'enfant du XVIe siècle.
Gérardmer
est l’église de Remiremont, protégée avec sa crypte au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques. Elle est en majeure partie gothique même si la façade et le clocher ont été rebâtis au XVIIIe siècle. À l’intérieur, de belles décorations de faux marbre du XVIIe siècle décorent le chœur orné d’un retable monumental, spécialement conçu pour l’exposition des châsses de reliques. À droite du chœur, se trouve la statue de Notre-Dame-du-Trésor datant du XIe siècle. Au-dessous du chœur, une crypte composée de trois pièces date du XIe siècle. Dans la première pièce se trouvent différents tombeaux. Dans la deuxième, les voûtes d’arêtes reposent sur des colonnes monolithes. Dans la troisième enfin, fermée au public, on a retrouvé des peintures murales. L’église a été récemment rénovée ainsi que son orgue.
L’ancienne horloge de l’abbatiale a été installée en 1855 par Jean-Baptiste Schwilgué, l’auteur de la troisième horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg. Elle a été motorisée vers 1950, puis remplacée. Vers 1989 elle a été restaurée par l’entreprise Sonorest de Colmar, mais pas dans son état d’origine (le rouage de mouvement n’a pas été reconstitué et l’horloge est présentée au musée Charles-de-Bruyère avec ses différentes parties déconnectées, du fait de l’utilisation de trois cloches de verre distinctes). Il s’agit vraisemblablement de la dernière grande horloge de Schwilgué.
Accolé à l’église, l’ancien palais abbatial, de style classique, édifié par l’abbesse Anne Charlotte de Lorraine, fille du duc Léopold Ier, présente une belle façade. Aujourd’hui, ce palais abrite le tribunal de Remiremont avec également l’Hôtel de Ville de la commune. L’ensemble des façades et toitures, sol de la cour, sol du jardin et sol du passage jusqu’aux murs de l’église ont été inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 31 mai 1965.
Il subsiste encore quelques maisons de chanoinesses[8] des XVIIe et XVIIIe siècles dans le quartier de l’église et du palais.
Notons aussi que les armes de l’abbaye de Remiremont figurant sur le fronton du Cheval Blanc à Wintzenheim rappellent que les dames chanoinesses possédaient là une cour colongère[9].
Des XVIIe et XVIIIe siècles, à cheval sur les communes de Remiremont et Saint-Étienne-lès-Remiremont, et qui a servi de léproserie. Elle a été inscrite sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 16 juillet 1991.
(XIIe - XVIIIe siècle).L'art médiéval, celui de la Renaissance, puis le classicisme, sont illustrés notamment par cet ensemble cathédrale en grès rose comprenant, du nord au sud, l'église Notre-Dame de Galilée, le cloître et la cathédrale. Éprouvée par plusieurs incendies et surtout par la Seconde Guerre mondiale, la cathédrale, restaurée, bénéficie aussi d'un mobilier et de vitraux non figuratifs signés des grands noms de la non-figuration française. Un orgue a été récemment installé au dessus de l'entrée par le facteur d'orgues Pascal Quoirin.
Saint-Dié-des-Vosges
Édifiée à partir du XVe siècle, la chapelle du Petit-Saint-Dié s'élève à l'endroit même où Saint Dié, fondateur légendaire du ban religieux, établit son refuge vers 660 près d'une puissante source d'eau qu'il avait fait jaillir d'un jet de sa hache depuis le Rossberg. Plus tard, un oratoire fut élevé, puis une chapelle qui fut sauvé de la destruction à l'arrivée du chemin de fer par l'évêque de Saint-Dié et adjointe dans l'enceinte d'un couvent de religieuses contemplatives à la fin du dix-neuvième siècle. A proximité du lieu, deux fontaines d'eau déclarées ferrugineuses à la fin du XVIIIe siècle ont permis l'engouement pour l'hydrothérapie.
Saint-Dié-des-Vosges
(XIIe siècle). Ce monument roman, très pur, date du XIIe siècle (école de la Lorraine du Sud).
Elégant dans ses proportions, harmonieux dans la couleur de son grès, il ne comporte que peu d'ornements. Seuls les chapiteaux, à l'entrée du choeur, sont décorés de monstres affrontés et de motifs végétaux.
Les Déodatiens sont particulièrement attachés à cet édifice, qu'ils appellent familièrement "la petite église".
Saint-Dié-des-Vosges
Ce magnifique manuscrit sur velin, haut de 79 cm et pesant environ 40 kg , a été réalisé entre 1494 et 1514. A ce jour, les noms des enlumineurs et des copistes sont toujours inconnus. Riche de 722 pages dont 22 enluminées dans les marges, ainsi que de 1 400 lettres ornées, il contient les parties chantées des offices de la messe célébrés tout au long de l’année liturgique (chant grégorien). Le Graduel est surtout connu pour sa page consacrée aux mines, le premier document iconographique de référence sur le travail dans les mines d’argent en Lorraine au XVe siècle.
Saint-Dié-des-Vosges